Polytech Montpellier Université de Montpellier

Sauvetage sportif à haut niveau et ingénierie

Jérémie Lahet, étudiant apprenti en 3e année au sein du département EGC, pratique en parallèle de ses études le sauvetage sportif à haut niveau. En septembre, il a disputé ses premiers championnats d'Europe avec l'équipe de France senior et est revenu avec un titre de champion d'Europe en équipe !

"Le sauvetage sportif nécessite une grande polyvalence, explique Jérémie. Il s'agit d'un travail d'équipe, sachant que chacune d'entre elles est composée de 6 femmes et 6 hommes et que le classement général résulte de la somme de tous les points obtenus par l'équipe, aussi bien dans les épreuves individuelles que les relais.

Cela fait maintenant 7 ans que j'allie études et sport de haut niveau, j'arrive donc maintenant à bien organiser mon emploi du temps, malgré le fait qu'il reste très chargé ! Je m'entraîne surtout le matin entre 6h et 9h au pôle France de sauvetage sportif à Montpellier. Je continue ma journée en cours ou en entreprise, chez Hydraudiag, où je réalise mon apprentissage. Je reprends l'entraînement le soir : soit je vais à Carnon pour m'entrainer en côtier, soit je fais une séance de musculation ou de course à pied.

Heureusement, l'école m'apporte son aide afin de concilier ce double projet. Je bénéficie d'un aménagement de mon emploi du temps avec un cycle ingénieur en 4 ans au lieu de 3 et la possibilité d'absences à certains cours pour raisons sportives. De plus, je suis suivi par Karen Godary-Dejean, responsable des sportifs de haut niveau à Polytech Montpellier, qui est attentive aux potentielles difficultés scolaires ou difficultés à m'entraîner afin que je puisse réussir sur les deux tableaux."

Côté sport, ses prochains objectifs sont une qualification aux jeux mondiaux 2022 et une sélection en équipe de France open pour les prochains championnats du monde de sauvetage sportif en septembre 2022.

Projet Franco-Québécois autour des pédagogies innovantes

Dans le cadre des accords stratégiques de l’Université de Montpellier, Polytech Montpellier et l'IUT Montpellier-Sète ont signé avec l'Université de Sherbrooke au Québec un nouveau partenariat qui permet de former, de manière innovante, des talents dans un domaine pluridisciplinaire hautement prisé : les nanomatériaux. C'est ainsi que le Laboratoire international d’apprentissage des nanomatériaux technologiques (LIANT) a été créé, avec plusieurs objectifs en ligne de mire :

  • bâtir un environnement collaboratif d'apprentissage associant distanciel et présentiel, et utilisant des stratégies innovantes de formation,
  • profiter des synergies entre les différentes formations pour mettre en place un double diplôme entre Montpellier et Sherbrooke, favorisant ainsi les mobilités internationales.

Une pédagogie basée sur l'apprentissage actif

Le projet LIANT est l'occasion pour les partenaires d'échanger sur les expériences et les pratiques respectives, et de développer de nouvelles formes d’enseignement à distance et de projets collaboratifs.

Par exemple, l'université de Sherbrooke possède une solide expérience sur des méthodes d'apprentissage actif, dans lesquelles l'étudiant est au centre du processus, comme l’apprentissage par problème et les jeux de rôle. Elles stimulent la motivation et développent chez l’étudiant des stratégies de résolution de problèmes, de travail d’équipe et de savoir‐être en situation.

Eric Anglaret, directeur délégué de Polytech Montpellier, et Ahmad Mehdi, enseignant au département Matériaux, se sont ainsi rendus à Sherbrooke en octobre pour observer in situ des séances mettant en pratique l'apprentissage par problème.

Au cours de ces séances, les étudiants sont placés dans un contexte professionnel : chacun incarne un rôle bien précis et endosse les responsabilités afférentes dans le but de résoudre un problème complexe en équipe. Le professeur est présent pour vérifier que les étudiants progressent vers une solution, et pour expliciter des points théoriques à leur demande. Son objectif est d'aider les étudiants à être créatifs et à optimiser leur travail en équipe, avec une approche constructive et bienveillante.

Cet échange d'expérience entre institutions permettra, par exemple, le développement de l'apprentissage par problème au sein de Polytech Montpellier sur les thématiques des matériaux et des nanomatériaux, ainsi que la mise en place de projets collaboratifs entre étudiants montpelliérains et québécois.

Vers des parcours de doubles diplômes et une pérennisation du projet

En parallèle du développement des enseignements et des projets à distance, LIANT vise à renforcer la mobilité internationale des étudiants dans le cadre de parcours bi‐diplômants (doubles diplômes), et réfléchit désormais à la construction d’un cursus conjoint entre l'Université de Montpellier et l'Université de Sherbrooke.

Les étudiants en mobilité contribueront au développement des approches pédagogiques innovantes, tout en bénéficiant d’une double formation et en élargissant leur réseau et leurs opportunités professionnelles. La mobilité des enseignants-chercheurs permettra le transfert des pratiques d’enseignement, et renforcera également les collaborations scientifiques, pédagogiques et administratives afin d’assurer la pérennité à long terme du projet.

 

La chaudronnerie, une spécialité recherchée par les employeurs !

Le Parisien a récemment publié un article sur le secteur de la chaudronnerie, qui cherche à recruter de nombreux spécialistes. Polytech Montpellier, qui propose une formation Mécanique et Structures Industrielles (MSI) formant des ingénieurs dans les secteurs de la mécanique, de la chaudronnerie, du soudage et de la métallurgie, y est citée.

“En France, la chaudronnerie représente 3 600 entreprises, qui réalisent 8 milliards d’euros de chiffre d’affaires et comptent 46 000 salariés. Surtout, elles attendent 1 700 recrutements en urgence.” Polytech Montpellier, à travers sa formation en alternance MSI, diplôme chaque année 18 ingénieurs spécialisés qui possèdent toutes les compétences nécessaires pour rejoindre l’industrie de la chaudronnerie.

Début octobre, l’ensemble de la promotion s’est rendu au salon FCTM-ESOPE, un événement consacré aux équipements industriels chaudronnés et qui réunit industriels et jeunes intéressés par cette thématique.

"La participation à ce salon est avant tout une occasion de rencontrer les acteurs majeurs de notre milieu, explique Gauthier Boulet, MSI 5. Nous avons également pu assister à de nombreuses conférences de qualité sur l'ensemble des domaines de la chaudronnerie.

Il est important de souligner que grâce aux enseignements suivis lors des 2 premières années du cycle d'ingénieur, nous étions tout à fait capables d'échanger avec les nombreux partenaires techniques de ce salon, peu importe leur domaine d'expertise."

Les étudiants présents ont été mis à contribution pour effectuer les diverses tâches afférentes à la participation à un salon professionnel : présence sur le stand et présentation de l'école, accueil des participants, assistance pour certaines conférences, participation aux activités organisées par le Syndicat National de la Chaudronnerie, Tuyauterie et Maintenance industrielle.

"Après discussion sur le stand, certaines entreprises qui ne connaissaient pas l'école ni la formation nous ont dit être intéressées pour recruter des apprentis MSI dans les prochaines années."

De belles opportunités professionnelles en perspective pour nos étudiants !

En savoir plus sur la formation MSI

Nouveau diplôme pour former des spécialistes de la sécurité matérielle

Le nouveau diplôme d'établissement (DE) de l’Université de Montpellier dédié à la sécurité numérique, porté par Polytech Montpellier, vient d'accueillir sa toute première promotion. Il s'agit de la première formation sur cette thématique à Montpellier avec un niveau d'accès bac+5. Elle répond à un besoin concret formulé par l'industrie régionale : former des spécialistes en cybersécurité matérielle, capables de leur apporter les compétences nécessaires pour protéger leurs systèmes.

Un diplôme de haut niveau, orienté cybersécurité matérielle

Cette formation en alternance s’adresse aux salariés ou étudiants en contrat de professionnalisation. D’une durée d'un an (bac+6), elle est accessible aux  ingénieurs ou titulaires d'un Master, issus principalement des domaines de l’électronique, et de l’informatique industrielle. Elle permet de compléter leur formation pour exercer un métier dans le domaine de la sécurité numérique avec une spécialisation notamment en sécurité matérielle, c'est-à-dire qui se concentre particulièrement sur les systèmes électroniques et les objets connectés.

Au total les étudiants de cette première promotion suivront 300 heures d'enseignements théoriques et pratiques, auxquelles s’ajoutent les heures passées en entreprise. Une fois leur diplôme obtenu, ils pourront occuper des postes comme architecte de sécurité, cryptologue, développeur/intégrateur de solutions de sécurité dans des sociétés d’ingénierie et de conseil, l'industrie des semi-conducteurs ou des transports, mais aussi dans les secteurs des télécommunications et du multimédia ou de la santé.

 

Une formation spécialisée issue de la recherche et de l'industrie

Les enseignements sont dispensés par une équipe pédagogique constituée d’enseignants de l‘Université de Montpellier, ainsi que d’enseignants-chercheurs et de chercheurs du LIRMM (Laboratoire d’Informatique, Robotique et Microélectronique de Montpellier). 

Les étudiants effectuent leur contrat de professionnalisation dans des sociétés évoluant dans des secteurs d'activité variés comme :

  • Thales (spatial, aéronautique),
  • NXP (microélectronique),
  • Deloitte (conseil),
  • Pradeo (sécurité mobile),
  • Algosecure (sécurité informatique),
  • BIT Group (médical).

L'ambition de ce nouveau diplôme, qui est de répondre à des besoins industriels en formant des spécialistes en cybersécurité matérielle, est en phase avec les orientations stratégiques régionales, nationales (notamment de l'Agence nationale de la sécurité des systèmes d'information),  et européennes. La mise en place de ce diplôme a été soutenue par l’initiative d’excellence de  l’I-Site MUSE porté par l’Université de Montpellier.

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